Correspondance de Marie-Antoinette (1770-1793)

correspondance_marieantoinetteMarie-Antoinette fut la seule reine de France à briser la traditionnelle réserve propre à l’éducation des princes. Ses lettres par centaines, réunies pour la première fois avec les réponses de ses prestigieux correspondants, lorsqu’elles n’ont pas subi les atteintes du temps ou des événements, composent un étonnant florilège et retracent le roman authentique de sa destinée éminemment tragique. L’archiduchesse d’Autriche arriva en France, à l’âge de quatorze ans, pour épouser le dauphin, qui devint roi le 10 mai 1774, à la mort de son grand-père Louis XV.

Un foisonnant corpus inaugural, couvrant les années 1770-1780, dévoile la correspondance de l’impératrice Marie-Thérèse avec sa fille, à laquelle s’agrègent en contrepoint les lettres les plus importantes de son intrigant ambassadeur, le comte Mercy-Argenteau, chargé de veiller sur la dauphine et de la conseiller au profit de la monarchie habsbourgeoise. Un second volume recueille les échanges épistolaires de Marie-Antoinette avec ses frères, les souverains Joseph II et Leopold II, depuis la disparition de Marie-Thérèse jusqu’à la fuite éperdue de Varennes en 1791. La relation capitale de la reine avec Barnave et Fersen (1791-1792), qui trahit sa politique de double jeu sous la Révolution française, complète cet ensemble précieux et vivant.

Les documents originaux que présente et annote minutieusement Evelyne Lever, biographie avertie et historienne renommée de l’Ancien Régime, ne se contentent pas de nous introduire dans le for privé de Marie-Antoinette et de nous peindre les fastes de la Cour ; ils nous révélent également par quel tortueux cheminement cette princesse, d’abord sentimentale et frivole, assoiffée de plaisirs et dépourvue de sens politique, fut manipulée par sa famille autrichienne, qu’elle ne cessa jamais de chérir, et se jeta finalement, bien malgré elle, dans l’arène politique pour tenter de sauver la couronne de son époux et de son malheureux fils. Deux cent cinquante ans après la naissance de la reine, le lecteur peut ainsi scruter les mille et un détails d’une vie qui la mena des marches du trône à celles de l’échafaud, inscrivant sa mémoire dans l’éternité.

Nicolas Pavillon

Titre : Correspondance de Marie-Antoinette (1770-1793)
Auteur : Evelyne Lever
Editeur : Tallandier
Nombre de pages : 911
Publication : septembre 2005
Prix : 35 €
ISBN : 2-286-01841-3

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s