Documents Diplomatiques Français, série 1920-1932. 1924 : Tome I, 1er janvier – 30 juin. Vol. 11

DDF_1924_vol-11Les DDF ou Documents Diplomatiques Français constituent un outil incontournable pour le chercheur qui s’intéresse un tant soit peu aux relations internationales. Composée de sept séries elles-mêmes divisées en plusieurs tomes (deux à trois volumes par année), cette colossale publication a d’abord été entreprise par Renouvin et Duroselle (pour les années trente) avant d’être poursuivie, encore aujourd’hui, par les meilleurs historiens et archivistes. Sélectionnés et annotés par eux, ces documents rendent compte de la politique extérieure française tout au long du XXe siècle :

1914-1919, sous la direction de Claude Montant ; 1920-1932, sous la direction de Christian Baechler ; 1932-1935, sous la direction de Jean-Baptiste Duroselle et Pierre Renouvin ; 1936-1939, sous la direction de Jean-Baptiste Duroselle et Pierre Renouvin ; 1939-1944, sous la direction d’André Kaspi ; 1944-1954, sous la direction de Georges-Henri Soutou ; Depuis 1954, sous la direction de Maurice Vaïsse.

Les éditions Peter Lang sont chargées de la réimpression des anciennes séries et de la publication des plus récentes.

La série 1920-1932, l’une des dernières en date, est actuellement en cours de publication. Effectivement, les années vingt ont longtemps été délaissées tant les enjeux portés par les autres périodes nécessitaient qu’on leur accordât la priorité. Pour autant, ces douze années n’en représentent pas moins une période fondamentale pour l’histoire de l’Europe qu’il convenait de ne laisser dans l’ombre plus longtemps. Une des grandes lacunes de cette collection est ainsi en passe d’être comblée. L’après-guerre voit effectivement la France sortir victorieuse du conflit et une nouvelle carte se dessiner. Paris dispose dorénavant d’une influence réelle et de nombreux relais diplomatiques et militaires parmi les pays « neufs ».

Ce volume regroupe 323 documents qui couvrent les six premiers mois de l’année 1924. Cette période est marquée par le départ de Poincaré, le 1er juin, de la tête du Gouvernement suite à la victoire du « Cartel des gauches » à l’occasion des élections législatives du mois de mai. Un cabinet Herriot prend bientôt les rênes du pays, le président du Conseil assumant également le portefeuille des Affaires étrangères. La liquidation de l’opération de la Ruhr puis l’élimination de son promoteur ouvrent indéniablement une nouvelle ère dans les relations franco-allemandes. Mais c’est surtout la consolidation du statu quo territorial à l’Est de l’Europe, où l’Italie fasciste cherche à s’implanter plus durablement – et donc le renforcement de la Petite Entente – qui occupe alors les efforts de la diplomatie française. Un traité est signé dès le mois de janvier avec la Tchécoslovaquie et d’intenses négociations débutent avec la Yougoslavie et la Roumanie ; ce dernier pays accueillant avec soulagement la ratification par la France du traité sur la Bessarabie en mars. Malgré la mauvaise humeur suscitée chez les Soviétiques par cette décision, la volonté d’Herriot de reconnaître enfin l’URSS démontre une évolution sensible des positions de la France.

M. B.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s